La France occupée : 1815-1818
Carte : Augusta 89
On l’ignore souvent mais, au lendemain des Cents-jours, les alliés organisèrent lors du second traité de Paris l’occupation de la France vaincue.
Ce traité stipulait en effet que 150 000 hommes - provenant essentiellement des armées britannique, prussienne, russe et autrichienne - devaient se déployer sur une grande partie du territoire de l’ennemi d’hier afin d’assurer le respect des clauses du traité susdit, le paiement de lourdes indemnités notamment.
Trois rapides remarques à propos de ces trois années d’occupation :
- selon les termes du traité, l’entretien des troupes d’occupation était laissé à la charge du vaincu, ce qui - déjà - suscita de vives tensions entre Paris et la province, l’Etat ayant tenté, pour ce faire, de mettre à contribution les communes. Par où l’on voit que la décentralisation commence plus volontiers par les charges que par les ressources ;
- comme ce fut le cas plus tard, il s’avéra que les indemnités que les vainqueurs avaient (trop) généreusement calculées pesaient lourdement sur les finances du vaincu, lequel obtint - finalement assez rapidement - un allègement notable de ses obligations en la matière et ce d’autant plus facilement qu’unis dans la guerre, les alliés eurent tôt fait de se désunir dans la paix ;
- enfin, de 1815 à 1818, le ministre des affaires étrangères de la monarchie restaurée n’était autre que le duc de Richelieu, de son nom complet, totalement complet, Armand Emmanuel Sophie Septimanie (?) de Vignerot du Plessis, lequel avait été, entre 1803 et 1814, gouverneur d’Odessa pour le compte du tsar.
En rouge, la zone d'occupation par le Royaume-Uni ; en vert flash celle de la Prusse ; en bleu celle de la Russie ; en orange celle du duché de Bade et celle de la Saxe ; en jaune celle de la Bavière ; en brique celle de la Hesse et du Wurtemberg ;
en taupe celle de la Suisse ; en bleu flash celle de la Sardaigne et enfin en vert sapin celle de l'Autriche.