En partenariat avec l'Université de Strasbourg

L’histoire de l’art en herbe

Cycle de conférences par les étudiants en master d'Histoire de l’art

en direct diffusées en replay ensuite

En partenariat avec l’Université de Strasbourg, Storia Mundi propose un cycle de cinq visioconférences gratuites, chacune consacrée à une œuvre majeure de notre patrimoine commun, qu’il s’agisse d’un chef-d’œuvre célèbre – comme Le Sacre de Napoléon de David – ou d’une pièce moins connue, tel le Transi de Ligier Richier.

Animées par des étudiantes du Master Histoire de l’art de l’Université de Strasbourg, ces rencontres de trente minutes vous permettront de découvrir l’œuvre qu’elles auront choisie : son histoire, son contexte et les questions qu’elle pose aujourd’hui.

Si la brièveté de ces conférences comme le profil des intervenantes sont inhabituels, vous serez surpris par la fraîcheur et la rigueur de ces jeunes historiennes de l’art, que nous vous invitons chaleureusement à écouter et à soutenir dans les semaines à venir.

Cette conférence propose une étude approfondie du Transi de René de Chalon, chef-d’œuvre de Ligier Richier et sommet de la sculpture funéraire de la Renaissance en Lorraine. 

Ligier Richier, sculpteur lorrain du XVIᵉ siècle, est une figure majeure de la sculpture de la Renaissance en France, malgré une redécouverte tardive. Formé dans le milieu de l’artisanat artistique, il développe un style très personnel, marqué par une grande sensibilité expressive et une remarquable maîtrise anatomique.

C’est à lui que l’on doit le Transi de René de Chalon, réalisé entre 1544 et 1547 pour surmonter le monument funéraire du prince d’Orange mort au combat. Commandée pour la collégiale Saint-Maxe du château des ducs de Bar, l’œuvre est considérée comme la plus étonnante de l’artiste, mêlant art macabre, réalisme anatomique et symbolisme religieux remarquable.

Au cœur de cette conférence, nous vous proposons de retracer l’histoire de son sculpteur, et les origines de cette sculpture. Nous explorerons aussi les multiples interprétations qu’elle inspire encore aujourd’hui.

Votre conférencière : 

Juliette Fourel est étudiante en 2ème année de Master Histoire de l’art à l’Université de Strasbourg. Passionnée par le domaine des Arts et Sciences, avec un intérêt tout particulier pour l’étude de l’histoire naturelle et de l’illustration scientifique. Prépare à ce jour un mémoire de fin d’études autour de l’illustration botanique au XVIIIe siècle, avec le cas de Madeleine-Françoise Basseporte et d’Elizabeth Blackwell.

Cette conférence sera consacrée à l’un des chefs-d’œuvre de Jacques-Louis David : Le Couronnement de l’Empereur Napoléon Ier et de l’Impératrice Joséphine dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804Elle vous dévoilera les secrets de cette œuvre monumentale, située entre la réalité historique et mise en scène impériale. Vous découvrirez comment David a minutieusement travaillé pour représenter avec justesse cet évènement fondateur, tout en adaptant certains éléments afin de répondre aux exigences et à l’image que Napoléon souhaitant laisser à la postérité. 

Votre conférencière : 

Après une licence réalisée à Genève, Clara Csejtei est étudiante en Master 2 d’histoire de l’art à Strasbourg. Son mémoire explore les portraits féminins d’Auguste Toulmouche, peintre du XIXème siècle.

Peinte en 1632, La Leçon d’anatomie du docteur Tulp marque l’entrée fracassante de Rembrandt sur la scène artistique d’Amsterdam. Située à la croisée de la science, de la foi et de la peinture, cette œuvre emblématique interroge la mise en scène du savoir et la représentation du corps humain dans les Provinces unies du XVIIe siècle.

Cette conférence propose d’explorer comment Rembrandt transforme une simple dissection publique en une médiation sur la connaissance, la corporalité et la condition humaine. Entre portrait collectif, vanité et théâtre du savoir, La Leçon d’anatomie du docteur Tulp révèle toute la complexité d’un âge où la science moderne émerge au cœur d’une culture encore profondément marquée par le sacré.

Votre conférencière : 

Actuellement étudiante en première année de Master recherche en Histoire de l’Art à l’Université de Strasbourg, Kyliane Audin consacre son mémoire aux Bizzarie di varie figure (1624) de Giovanni Battista Bracelli, une série d’estampes où le corps humain devient le terrain d’expérimentations formelles et conceptuelles. Cet intérêt pour la représentation du corps, entre invention artistique et observation savante, nourrit également sa réflexion sur La leçon d’Anatomie du docteur Tulp de Rembrandt (1632).

Au dernier étage du musée d’Orsay, la Petite danseuse de quatorze ans de Degas, le nez en l'air, se tient immobile derrière sa vitre. Difficile d’imaginer, face à cette silhouette attentive, le scandale qu’elle provoqua lors de la 6ᵉ exposition impressionniste en 1881 : à l'origine modelée en cire et dotée de véritables cheveux, elle frappait par son réalisme troublant. Qui était donc cette mystérieuse petite danseuse ?

Votre conférencière : 

Étudiante en master d’histoire de l’art après une formation en lutherie, Oriane Barloy consacre ses recherches aux relations entre musique et arts graphiques, et souhaite s'orienter vers la valorisation du patrimoine musical.

Cette conférence aura pour objectif de présenter Auguste Rodin sous un angle différent : celui d’un artiste qui, contrairement à l’image que l’on retient souvent de lui comme génie solitaire, a en réalité été fortement soutenu par l’État, soutien sans lequel il ne serait sans doute pas devenu le créateur reconnu que nous connaissons aujourd’hui.

Après un bref rappel du contexte historique ainsi qu’une présentation du thème de l’Enfer chez Dante, source d’inspiration majeure pour Rodin, la genèse de La Porte de l’Enfer sera abordée.

On verra comment les figures créées pour La Porte ont peu à peu acquis une autonomie propre, vivant indépendamment de l’œuvre qui les a fait naître. Cette évolution révèle que La Porte de l’Enfer contient, en quelque sorte, l’ensemble de l’univers artistique de Rodin, regroupant plusieurs de ses créations les plus célèbres.

Votre conférencière : 

Après une licence d’histoire de l’art à Nantes, Emma Poirson est actuellement en master 1 à l'université de Strasbourg dans le but de réaliser un mémoire sur l'architecture dans le cinéma.